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  • : Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • : L'alternance en 2012 : ratée pour le moment !! Et si une vraie alternance pouvait encore se construire sur les bases d'un nouveau monde? on peut rêver et lutter un peu pour ça, non? Des chansons engagées d'hier et d'aujourd'hui, des billets d'humeur peut être, des liens à consulter ... Ici pas de blabla mais du son! N'hésitez pas à me laisser vos propositions de titres et d'artistes!
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Des chansons engagées ...

 

Des chansons engagées !

Un petit voyage dans l'univers des chansons dites engagées, des chansons d'hier et d'aujourd'hui, de tous les styles.

Des témoignages, des cris du coeur, des messages ...

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout les textes évoqués ici mais il existe des milliers de blogs pour débattre sur des idées, j'espère juste qu'un jour quelqu'un passera ici et découvrira un auteur, un texte, et que sa vision des choses en sera un peu changée! Parce que les chansons sans être un art changent parfois une vie, font couler une larme, ou provoquent une émotion... et nous accompagnent lors de nos luttes ! 


Pour en savoir un peu plus sur l'esprit de ce blog, je vous invite à écouter ces deux textes de Keny Arkana (le cinquième soleil : et si tout était encore possible pour 2012 ... Keny Arkana, cinquième soleil  et la rage : Keny Arkana : La rage )

Bonnes luttes à vous et bon voyage dans ce blog!


Vous pouvez me retrouver sous facebook au profil suivant :


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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:40

En ces temps de fête de l'humanité, un titre d'Allain Leprest "Sacré coco" !

 

Paroles :

 

Déjà qu'à un an ses parents
Poussaient son landau en gueulant
Pour Vanzetti et pour Sacco
Il a grandi sous une banderole
Entre une affiche et un seau d' colle
La moindre manif, il y go
Sacré coco

Soixante-dix piges et des poussières
Qu'il balaie chaque anniversaire
Avec les miettes et les mégots
Comme il dit "J' suis un dinosaure"
On cherchait pas le même trésor
C'est là qu'on n'est pas ex-æquo
Sacré coco

Il dit aussi "Juré, craché !

Même si j’étais haricotier
J' boss'rai pas pour des haricots
Et si ça arrange leurs affaires
Demain pour la classe ouvrière
J' port'rai des godasses en croco"
Sacré coco

Il dit même "Pour les non-voyants
Il faudrait écrire les slogans
En braille sur les calicots"
En classe, il a pas été loin
Mais il connaît sur l' bout des poings
Cézanne, Beethov' et l' père Hugo
Sacré coco

On rentre chez lui sans frapper
Là où c'est écrit "J'aime la paix"
Au trente-six rue des coquelicots
On sirote un alcool de fruits
En rigolant, il dit qu' chez lui
C'est l' temps des cerises en bocaux
Sacré coco

On chante la jeune garde à tue-tête
Quand c'est qu' des fois sous sa casquette
Souffle un vieux coup de sirocco
Et le lendemain, sa gueule de bois
Sûr c'est la faute à Paribas
C.I.A. monopole and co
Sacré coco

Pour la castagne, il crie "Dacord !"
Pour la fiesta, il crie "D'abord !"
Et pour le cul, il crie "Banco !"
Il dit encore "Si il fait froid
Lutte à l'envers, lutte à l'endroit
Se battre, c'est se faire son tricot"
Sacré coco

"Y a pas de sans-culotte au ciel"
Comme il dit "J'suis pas éternel
D'ailleurs, Dieu c'est du rococco
Quand j' s'rai mort, juste un bouquet rouge
Des chansons et des gens qui bougent
Pour qu' le vent reprenne en écho"
Sacré coco

 

 

Le son :

 

 

 

 

 Vidéo (extrait d'un concert) :

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:48

La rentrée sur ce blog ... avec un départ, celui d'Allain Leprest, survenu en Août 2011. Ce chanteur engagé politiquement (militant au PC), ne s'est jamais défini comme étant un chanteur engagé, mais plutôt comme un témoin de la vie ou un chanteur citoyen. De très beaux textes poétiques toutefois pour ce chanteur qui, comme ceux qui ne sont pas dans le "cadre", n'aura pas eu les honneurs médiatiques, mais qui restera toujours dans la mémoire de amateurs de la chanson française!

 

SDF est quand même un titre qu'on peut largement considérer comme engagé et encore d'actualité malheureusement ! Il est extrait de l'album "Nu" (1998).

 

Paroles d'origine :

 

 

J'aim'rais qu'çà cesse – esse - esse
De s'dégrader – der – der
Sans un bénef – ef – ef
S.D.F.

Ce qui me blesse – esse - esse
C'est d'être soldé – dé – dé
Pour pas bézef – ef – ef
S.D.F.

J'ai pas d'adresse – esse - esse
Rien à garder – der – der
J'ai pas l'téleph – eph – eph
S.D.F.

Rien dans la caisse – aisse - aisse
Rien à fonder – der – der
J'ai pas d'sous-chef – ef – ef
S.D.F.

On me rabaisse – aisse - aisse
On veut m'céder – der – der
En bas-relief – ef – ef
S.D.F.

La politesse – esse - esse
Rien à glander – der – der
J'dis çà en bref – ef – ef
S.D.F.

M'am' la Comtesse – esse - esse
Ne m'en gardez – dez – dez
Aucun grief – ef – ef
S.D.F.

J'ai trop d'paresse – esse - esse
Pour musarder – der – der
Dans votre fief – ef – ef
S.D.F.

Chacun sa Messe – esse - esse
Et ses idées – dées – dées
Chacun sa nef – ef – ef
S.D.F.

C'est ainsi qu'naissent – aissent - aissent
Des Jésus, des – des – des
Marie-Joseph – eph – eph
S.D.F.

Pour qu'on s'redresse – esse - esse
C'est l'verbe aider – der – der
Qu'il faut qu'on s'greffe – effe – effe
S.D.F.

Allez, j'vous laisse – aisse - aisse
J'vai jouer aux dés – dés – dés
Chez l'père Youssef – ef – ef
S.D.F.

Allez, j'vous laisse – aisse - aisse
J'vai jouer aux dés – dés – dés
Chez l'père Youssef – ef – ef
S.D.F. ....

 

Une première version, celle de La Rue Kétanou, extraite d'un album hommage à Leprest "Chez Leprest" (volume 2) avec les paroles d'origine :

 

 

Une deuxième version interprétée sur scène par Allain Leprest lui même avec des paroles légèrement différentes de la version originale.
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 14:51

L'adaptation du déserteur de Boris Vian réalisée par Renaud (Album "Morgane de toi" - 1983).

 

 

Paroles :

 

Monsieur le président
Je vous fais une bafouille
Que vous lirez sûrement
Si vous avez des couilles
Je viens de recevoir
Un coup d'fil de mes vieux
Pour m'prévenir qu'les gemdarmes
S'étaient pointés chez eux
J'ose pas imaginer
C'que leur a dit mon père
Lui, les flics, les curés
Et pis les militaires
Les a vraiment dans l'nez
P't-être encore plus que moi
Dès qu'il peut en bouffer
L'vieil anar' y s'gêne pas
L'vieil anar' y s'gêne pas

Alors y parait qu'on m'cherche
Qu'la France a besoin d'moi
C'est con, j'suis en Ardèche
Y fait beau, tu crois pas
J'suis là avec des potes
Des écolos marrants
On a une vieille bicoque
On la retappe tranquillement
On fait pousser des chèvres
On fabrique des bijoux
On peut pas dire qu'on s'crève
L'travail, c'est pas pour nous
On a des plantations
Pas énormes, trois hectares
D'une herbe qui rend moins con
Non, c'est pas du ricard
Non, c'est pas du ricard

Monsieur le président
Je suis un déserteur
De ton armée de glands
De ton troupeau d'branleurs
Ils auront pas ma peau
Toucheront pas à mes cheveux
J'saluerai pas l'drapeau
J'marcherai pas comme les boeufs
J'irai pas en Allemagne
Faire le con pendant douze mois
Dans une caserne infame
Avec des plus cons qu'moi
J'aime pas recevoir des ordres
J'aime pas me lever tôt
J'aime pas étrangler le borgne
Plus souvent qu'il ne faut
Plus souvent qu'il ne faut

Puis surtout c'qui m'déplait
C'est que j'aime pas la guerre
Et qui c'est qui la fait
Ben c'est les militaires
Ils sont nuls, ils sont moches
Et pis ils sont teigneux
Maintenant j'vais t'dire pourquoi
J'veux jamais être comme eux
Quand les Russes, les Ricains
Feront péter la planete
Moi, j'aurais l'air malin
Avec ma bicyclette
Mon pantalon trop court
Mon fusil, mon calot
Ma ration d'topinambour
Et ma ligne Maginot
Et ma ligne Maginot

Alors me gonfle pas
Ni moi, ni tous mes potes
Je serai jamais soldat
J'aime pas les bruits de bottes
T'as plus qu'a pas t'en faire
Et construire tranquilos
Tes centrales nucléaire
Tes sous-marins craignos
Mais va pas t'imaginer
Monsieur le président
Que j'suis manipulé
Par les rouges ou les blancs
Je n'suis qu'un militant
Du parti des oiseaux
Des baleines, des enfants
De la terre et de l'eau
De la terre et de l'eau

Monsieur le président
Pour finir ma bafouille
J'voulais t'dire simplement
Ce soir on fait des nouilles
A la ferme c'est l'panard
Si tu veux, viens bouffer
On fumera un pétard
Et on pourra causer
On fumera un pétard
Et on pourra causer.

 

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 14:18

En ce jour de défilé du 14 juillet ... La médaille de Renaud (Album : A la belle de Mai - 1994) ! Un petit bijou...

 

Paroles :

 

Un pigeon s'est posé
Sur l'épaule galonnée
Du Maréchal de France
Et il a décoré
La statue dressée
D'une gastrique offense
Maréchaux assassins
Sur vos bustes d'airain
Vos poitrines superbes
Vos médailles ne sont
Que fientes de pigeons
De la merde

Un enfant est venu
Aux pieds de la statue
Du Maréchal de France
Une envie naturelle
L'a fait pisser contre elle
Mais en toute innocence
Maréchaux assassins
Le môme mine de rien
A jolimenent vengé
Les enfants et les mères
Que dans vos sales guerres
Vous avez massacrés

Un clodo s'est couché
Une nuit juste aux pieds
Du Maréchal de France
Ivre mort au matin
Il a vomi son vin
Dans une gerbe immense
Méréchaux assassins
Vous ne méritez rien
De mieux pour vos méfaits
Que cet hommage immonde
Pour tout le sang du monde
Par vos sabres versé

Un couple d'amoureux
S'embrasse sous les yeux
Du Maréchal de France
Muet comme un vieux bonze
Il restera de bronze
Raide comme une lance
Maréchaux assassins
L'amour ne vous dit rien
A part bien sûr celui
De la Patrie hélas
Cette idée dégueulasse
Qu'à mon tour je conchie

 

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 18:10

Un petit plongeon dans l'univers d'Hubert Félix Thiéfaire, un extrait récent et peu connu de sa discographie, "Annihilation" de l'album "Séquelles" (2009). Plus de 8 minutes de pur régal.



Annihilation

Qu'en est-il de ces heures troubles et désabusées

Où les dieux impuissants fixent la voie lactée ?

Où les diet nazi(e)s s'installent au Pentagone

Où Marilyn revêt son treillis d'Antigone ?

On n'en finit jamais de r'faire la même chanson

Avec les mêmes discours les mêmes connotations

On n'en finit jamais de rejouer Guignol

Chez les Torquemada chez les Savonarole

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Lassé de grimacer sur l'écran des vigiles

Je revisite l'Enfer de Dante et de Virgile

Je chante des cantiques mécaniques et barbares

A des poupées Barbie barbouillées de brouillard

C'est l'heure où les esprits dansent le pogo nuptial

L'heure où les vieux kapos changent ma pile corticale

C'est l'heure où les morts pleurent sous leur dalle de granit

Lorsque leur double astral percute un satellite

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

Crucifixion avec la Vierge et dix-sept saints

Fra Angelico met des larmes dans mon vin

La piété phagocyte mes prières et mes gammes

Quand les tarots s'éclairent sur la treizième lame

On meurt tous de stupeur et de bonheur tragique

Au coeur de nos centrales de rêves analgésiques

On joue les trapézistes de l'antimatière

Cherchant des étoiles noires au fond de nos déserts

 

 Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Je dérègle mes sens et j'affûte ma schizo

Vous est un autre je et j'aime jouer mélo

Anéantissement tranquille et délicieux

Dans un décor d'absinthe aux tableaux véroleux

Memento remember je tremble et me souviens

Des moments familiers des labos clandestins

Où le vieil alchimiste me répétait tout bas :

« Si tu veux pas noircir, tu ne blanchiras pas »

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Je calcule mes efforts et mesure la distance

Qui me reste à blêmir avant ma transhumance

Je fais des inventaires dans mon Pandémonium

Cerveau sous cellophane coeur dans l'aluminium

J'écoute la nuit danser derrière les persiennes

Les grillons résonner dans ma mémoire indienne

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

 

 Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc ?

 

Hubert-Félix THIEFAINE

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:17

Une analyse de la France, et de ceux qui y vivent, en 1975. Toujours d'actualité, non?



"Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants."

Une analyse de ce texte au lien suivant : link
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:31

Quand Serge Gainsbourg a adapté la marseillaise à la mode reggae, pour lui redonner son vrai sens, cela a fait scandale!

La première vidéo est célèbre, elle se déroule à Strabourg, lieu d'un concert prévu pour Gainsbourg. Mais sous la pression locale (alertes à la bombe, forces de police en masse, présence de paras d'extrème droite dans la salle qui s'étaient juré de faire reculer le chanteur à la tête de chou, ...),  les musiciens Jamaïquains ont pris peur et n'ont pas voulu se produire ce soir là. Gainsbourg sera géant et les paras devront se lever et respecter la marseillaise qu'il va entonner avec toute la salle a capella ...



Une vidéo avec l'adaptation originale de la marseillaise : "Aux armes et caetera"  et une interview de Gainsbourg à propos de cette chanson:

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