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  • : Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
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  • : L'alternance en 2012 : ratée pour le moment !! Et si une vraie alternance pouvait encore se construire sur les bases d'un nouveau monde? on peut rêver et lutter un peu pour ça, non? Des chansons engagées d'hier et d'aujourd'hui, des billets d'humeur peut être, des liens à consulter ... Ici pas de blabla mais du son! N'hésitez pas à me laisser vos propositions de titres et d'artistes!
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Des chansons engagées ...

 

Des chansons engagées !

Un petit voyage dans l'univers des chansons dites engagées, des chansons d'hier et d'aujourd'hui, de tous les styles.

Des témoignages, des cris du coeur, des messages ...

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout les textes évoqués ici mais il existe des milliers de blogs pour débattre sur des idées, j'espère juste qu'un jour quelqu'un passera ici et découvrira un auteur, un texte, et que sa vision des choses en sera un peu changée! Parce que les chansons sans être un art changent parfois une vie, font couler une larme, ou provoquent une émotion... et nous accompagnent lors de nos luttes ! 


Pour en savoir un peu plus sur l'esprit de ce blog, je vous invite à écouter ces deux textes de Keny Arkana (le cinquième soleil : et si tout était encore possible pour 2012 ... Keny Arkana, cinquième soleil  et la rage : Keny Arkana : La rage )

Bonnes luttes à vous et bon voyage dans ce blog!


Vous pouvez me retrouver sous facebook au profil suivant :


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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:21

Pour finir la série "Lavilliers", un classique ... "Les mains d'or". Extrait de l'album "Arrêt sur image" (2002), une évocation de ces mains ... travailleuses ... et à qui on dit un jour : il y a plus rien à faire ... !

 

Paroles :

 

Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminées muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons, mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge, saignée sur l'espoir

On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y'a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moi
Je coûte moins cher
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts

J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y'a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...

 

 

Vidéo live (en compagnie de Balbino Medellin) :

 

 

Le son original :
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:04

"Exilé" , de l'album "Causes perdues et musiques tropicales" (sortie le 15/11/2010), l'extrait que vous entendrez en premier sur les ondes nationales. Encore une très belle évocation de ces "exilés" repoussés parfois, par la France. Paris et le mirage d'un France terre d'acceuil ... Paris plutôt terre d'indifférence. Ou une évocation de Sangatte ... 

 

«Toi Paris ma beauté fatale / symbole de la France / je me suis fais casser, normal / par ton indifférence»

 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 09:36

Un autre extrait du dernier album de Bernard Lavilliers "Causes perdues et musiques tropicales" (sortie le 15/11/2010).

 

"Identité Nationale" est un constat sévère mais peu contestable sur l'état de notre société :

 

   "Y'en a marre / Y'en a marre / Y'en a marre / On est tombé bien bas / bien plus bas que tu crois"

 

   "Y a des censeurs partout / mentalité de flics / ou bien de courtisans / rampant dans la Milice"

 

   "On se croirait à Vichy, chez Pétain/ là où les étrangers, les juifs, les Arméniens/ étaient placardés là sur cette affiche rouge (...)/ Ils vont dans ton passé citoyen, anonyme/ fouiller dans ton casier judiciaire, et ça rime / voir si t'es bien Français, si t'as de bons réflexes / si tu fréquentes pas des gens patibulaires, mais presque"

 

    "La nuit sur internet partage tes insomnies / Avec des anonymes et des flics des RG / Tu deviens repérable sous ton adresse IP / T'es cerné en croyant que t'es libre! le blues!"

 

 

 

 


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 09:27

Sortie le 15/11/2010 du dernier album de Bernard Lavilliers "Causes perdues et musiques tropicales". L'occasion de faire sur ce blog une petite série spéciale "Lavilliers".

 

Pour commencer une chanson d'après manif ... "Causes perdues".

 

"Le temps passé à chanter dans les rues, pour les causes ... perdues! "

 

Un clip sous forme de publi-reportage avec explication de texte de Bernard Lavilliers réalisé lors de l'enregistrement de ce titre avec le Spanish Harlem Orchestra est disponible avec ce lien : link

 

 

Le son :
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:48

Georges Moustaky n'était pas encore présent sur ce blog, c'est chose faite!

 

"Sans la nommer"  interprétée sur scène par Georges Moustaky :

 

 

La version "Compagnie Jolie Môme" (une façon de rendre hommage à cette compagnie pour sa présence à toutes les luttes...) :

 

 Je voudrais, sans la nommer, 
 Vous parler d'elle 
 Comme d'une bien-aimée, 
 D'une infidèle, 
 Une fille bien vivante 
 Qui se réveille 
 A des lendemains qui chantent 
 Sous le soleil. 
 Refrain 
 C'est elle que l'on matraque, 
 Que l'on poursuit que l'on traque. 
 C'est elle qui se soulève, 
 Qui souffre et se met en grève. 
 C'est elle qu'on emprisonne, 
 Qu'on trahit qu'on abandonne, 
 Qui nous donne envie de vivre, 
 Qui donne envie de la suivre 
 Jusqu'au bout, jusqu'au bout. 
 Je voudrais, sans la nommer, 
 Lui rendre hommage, 
 Jolie fleur du mois de mai 
 Ou fruit sauvage, 
 Une plante bien plantée 
 Sur ses deux jambes 
 Et qui trame en liberté 
 Ou bon lui semble. 
 Refrain 
 Je voudrais, sans la nommer, 
 Vous parler d'elle. 
 Bien-aimée ou mal aimée, 
 Elle est fidèle 
 Et si vous voulez 
 Que je vous la présente, 
 On l'appelle 
 REVOLUTION PERMANENTE. 
 Refrain 
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 23:34

Je me souviens des émissions de Foulquier sur France Inter quand il invitait Léo Ferré! J'ai découvert l'anarchie grâce à ça! Je n'ai jamais été vraiment anar, mais se rebeller contre l'ordre établi, la pensée unique, c'est une hygiène de vie! Les anarchistes jouent leur rôle dans ce domaine! Merci Léo donc!

 

C'est mon premier article sur Léo Ferré, j'aurai pu commencer par des "classiques", mais j'ai choisi un texte moins connu et plus exigeant, qui va vous demander un peu plus de 13 minutes d'attention!

 

Extrait de l'album "Il n'y a plus rien" (1973), ce texte (du même nom que l'album) peut être vu comme un cri d'anarchie après la désillusion de Mai 1968 ...

 

 

Le son deezer :
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 14:13

Une chanson critique (en 1980)  vis à vis de l'expression de Georges Marchais (ex premier secrétaire du parti communiste français) :  " un bilan globalement positif "  (à propos du communisme dans le monde et en URSS en particulier). Jean Ferrat est toujours resté un homme libre vis à vis du parti communiste ...  et est resté fidèle à son idéal socialiste.

Le bilan

Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d'Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l'histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calmniateurs de la révolution

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d'appeler des erreurs
Une erreur c'est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d'un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J'en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Mais quand j'entends parler de "bilan" positif
Je ne peux m'empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C'est à eux qu'il faudrait demander leur avis
N'exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d'un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 11:01

Un retour sur "La commune" de Paris (1871).



La Commune

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levèrent pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément

C'étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C'étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C'étaient des forgerons
Devenus des moblots

Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément

Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C'étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l'avenir
Aux pavés de la ville
C'étaient des forgerons
Devenus des héros

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s'éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:53

Un coup de projecteur sur le mouvement révolutionnaire qui éclata en russie en 1905 de façon spontanée et en particulier à la mutinerie des marins du Potemkine qui eut lieu à la même période en rade d'Odessa.





Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le coeur d'un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t'imagine
Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C'est mon frère qu'on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j'aime la marine
Potemkine

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:38

Quand des artistes osaient attaquer de front des éditorialistes politiques dans leurs chansons ... Ici c'est Jean d'Ormesson qui est attaqué pour sa vision du colonialisme et de la guerre d'indochine en particulier.

 

Un air de liberté

Les guerres du mensonge les guerres coloniales
C'est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs
Quand vous les approuviez à longueur de journal
Votre plume signait trente années de malheur

La terre n'aime pas le sang ni les ordures
Agrippa d'Aubigné le disait en son temps
Votre cause déjà sentait la pourriture
Et c'est ce fumet-là que vous trouvez plaisant

Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh

Allongés sur les rails nous arrêtions les trains
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine

Nous disions que la guerre était perdue d'avance
Et cent mille Français allaient mourir en vain
Contre un peuple luttant pour son indépendance
Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains

Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh

Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez

Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet

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