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  • : Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • : L'alternance en 2012 : ratée pour le moment !! Et si une vraie alternance pouvait encore se construire sur les bases d'un nouveau monde? on peut rêver et lutter un peu pour ça, non? Des chansons engagées d'hier et d'aujourd'hui, des billets d'humeur peut être, des liens à consulter ... Ici pas de blabla mais du son! N'hésitez pas à me laisser vos propositions de titres et d'artistes!
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Des chansons engagées ...

 

Des chansons engagées !

Un petit voyage dans l'univers des chansons dites engagées, des chansons d'hier et d'aujourd'hui, de tous les styles.

Des témoignages, des cris du coeur, des messages ...

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout les textes évoqués ici mais il existe des milliers de blogs pour débattre sur des idées, j'espère juste qu'un jour quelqu'un passera ici et découvrira un auteur, un texte, et que sa vision des choses en sera un peu changée! Parce que les chansons sans être un art changent parfois une vie, font couler une larme, ou provoquent une émotion... et nous accompagnent lors de nos luttes ! 


Pour en savoir un peu plus sur l'esprit de ce blog, je vous invite à écouter ces deux textes de Keny Arkana (le cinquième soleil : et si tout était encore possible pour 2012 ... Keny Arkana, cinquième soleil  et la rage : Keny Arkana : La rage )

Bonnes luttes à vous et bon voyage dans ce blog!


Vous pouvez me retrouver sous facebook au profil suivant :


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:25

Un très joli texte avec une référence au Printemps de Prague ...

Camarade

C'est un joli nom, camarade
C'est un joli nom, tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années, camarade
Pendant des années, tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s'épanouissaient
Camarade, camarade

C'est un nom terrible, camarade
C'est un nom terrible à dire
Quand, le temps d'une mascarade,
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire, camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d'août s'obscurcit
Camarade, camarade

C'est un joli nom, camarade
C'est un joli nom, tu sais
Dans mon coeur battant la chamade
Pour qu'il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

 





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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:18

Une vision de la France à la fois poétique, chargée d'histoire et d'engagement.



Ma France

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France



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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:16
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:37

Combattant, résistant, militant indomptable
Insurgé, insoumis, rebelle infatigable
Esprit libre, vagabond ou nomade
Si tu penses que le monde est crade
Appelle Moi Camarade!

Si comme moi tu penses qu'il faut se radicaliser
Contre l'ordre établi, refuser d'obtempérer
Si t'en as marre de ressembler à un mouton
Si t'as l'audace de Rosa Parks et si t'as compris Frantz Fanon
Appelle Moi Camarade si tu sais pas rester dans le rang
Si t'as la flamme, l'espoir et le couteau entre les dents
Si t'enrages quand un flic te dévisage
Si t'étouffes comme un taulard dans sa cage
Appelle Moi Camarade si t'as capté les mécanismes
Les rouages du système comment ils neutralisent
Comment ils manipulent, dés informent et nous divisent
Reste lucide parce qu'il est l'heure qu'on se mobilise
Si tu pense qu'on est du même coté de la barrière
Du même côté du mur, du côté lanceur de pierre
Du côté des larmes du côté de la misère
Du côté palestinien, tu peux m'appeler mon frère!

Appelle Moi Camarade,
parce que mes larmes sont les tiennes
Les tiennes sont les miennes
bref nos peines sont les mêmes
On se démène pour éviter l'abattoir,
Ouais j'me démerde merde
Sans perdre de vue l'étoile qui m'a dit bat toi
je manie la plume comme Marcos la rage d'une cas'soc
Prête à lâcher le mic s'il faut mourir pour la cause
J'rape la force, j'rape l'espoir, j'rape la fratrie
Issue d'une génération endormie par la matrice
Enfant de l'insomnie, bordée par le macadam
Bercée par le vague à l'âme, Appelle Moi Camarade.
Gosse d'un monde bien malade, dont tout le monde s'en bat la race.
J'braque les hauts-parleurs avec des rimes dans lesquelles parlent la rage.
Anti-normes, impossible à encarter
Autonomes comme les anars
A cran, comme les frères de quartier
C'est l'heure de s'unir car l'urgence nous rattrape
Dans le meilleur ou dans le pire on est ensemble camarade !

 
Ils ont enfermés nos rêves, braqués nos idéaux
Ils ont cadenassés nos révoltes
Ils ont fait taire ceux qui parlaient trop
Ils on jugés que nos colombes obscurcissaient leur ciel,
Ils les ont toutes butées et de leur sang ils ont fait leur miel
"Silence on tue (Chuuttt)

Silence on assassine tous ces illuminés qui voudraient changer le scénario du film"

Leurs desseins on les connait par cœur

j'vais pas t'refaire le tableau ce monde est hardcore
Patrie, pétrole et pouvoir:
Leur chef-d'œuvre, du grand art.
Y'a qu'à regarder pour voir, on est mort sans l'savoir
Comme asphyxiés, en perte d'oxygène,
Comme enchaînés à la triste destinée de ces cités où là bourse règne.
J'étouffe, j'aimerai tellement changer d'air
Mais au fond de moi je sais très bien que c'est ce putain d'air qu'il nous faut changer
C'est une simple question de survie, bien plus qu'une croisade,
Armée de l'ombre en embuscade,
Vamos camarade!!!

Combattants, résistants, Militants indomptables
Insurgés, insoumis, rebelles infatigables
Esprits libres, vagabonds ou nomades
Si tu pense qu'le monde est crade

Appelle Moi Camarade!

 

 

 




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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 18:25

Un extrait de l'album (Les bronzés font du Ch'ti - 2009) du Ministère des Affaires Populaire.

Une critique du gouvernement et de son objectif d'expulser 25 000 sans papiers par an ...

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:58

Dans quelques jours, le nouvel album de Damien Saez va sortir. Un titre ("J'accuse") est en téléchargement gratuit sur le site suivant : link

Mais une polémique a déjà précédé cette sortie : l'affiche de l'album a été censurée dans le métro parisien! Elle est pas belle la France?

Vous pouvez voir cette affiche et le texte rédigé par l'artiste pour répondre à cette censure sur le site dont je vous ai mis le lien direct précédemment (www.saez.mu).

affiche saez

Passons au premier titre de l'album : J'accuse

Vous vous en doutez un peu avec l'affiche ... c'est une critique de la société de consommation!

En voici le texte (intégral) :

"Faut du gasoil dans la bagnole,
La carte bleue dans la chatte,
Faut de la dinde pour noël,
Faut bronzer pendant les vacances

Faut du forfait, faut du forfait,
Pour oublier la solitude,

Faut des gonzesses à la télé,

Ouais faut des pilules pour bander.

Faut du gazon dans les tabacs,

Il faudrait arrêter d’fumer,

La salle de sport sur des machines,
Faut s’essouffler faut s’entraîner.

Faut marcher dans les clous,
Faut pas boire au volant,
Faut dépenser les p’tits sous,
Faut du réseau pour les enfants,
Faut ressembler à des guignols,
Faut que tu passes à la télé,
Faut rentrer dans les farandoles
De ceux qui ont le blé…

J’me ballade dans les grandes surfaces,
J’ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires,
Et des conneries illimitées,

Les gens parlent mal, les gens sont cons,

Au moins tout aussi cons que moi,

A se faire mettre, à se faire baiser,

Sûrs de s’faire enfanter,

Des bébés par des hologrammes,

Des mots d’amour par satellites,

Mais ces connards ils savent pas lire,

Ils savent même pas se nourrir,

Des OGM dans les biberons,

Ouais c’est tant mieux, ça f’ra moins con,

Quand ils crèveront en mutation,

Des grippes porcines sur des cochons.

Oh non l’homme descend pas du singe,

Il descend plutôt du mouton !

Oh non l’homme descend pas du singe,

Il descend plutôt du mouton !

Faut marcher dans les clous,
Faut pas boire au volant,
Faut dépenser ses p’tits sous,
Faut du réseau pour tes enfants,
Faut ressembler à des guignols,
Faut passer à la télé,
Faut rentrer dans les farandoles
De ceux qui font le blé…

Il parait qu’il faut virer des profs,
Et puis les travailleurs sociaux,

Les fonctionnaires qui servent à rien,
Les infirmières à 1000 euros,

Faut qu’ça rapporte aux actionnaires,
La santé et les hôpitaux,
Va t’faire soigner en Angleterre,

Va voir la gueule de leurs métros !
Faut qu’on se fasse une raison,

On a loupé nos transactions,
On s’est laissés prendre le cul,
Par nos besoins, nos religions,

Il faut foutre le portable aux chiottes,
Et des coups d’pioche dans la télé,
Faut mettre les menottes
A chaque présentateur du JT…

J’accuse !
Au mégaphone dans l’assemblée !

J’accuse ! J’accuse ! J’accuse !
Au mégaphone dans l’assemblée !

Faut du gasoil dans la bagnole,
La carte bleue dans la chatte,
Faut de la dinde pour Noël,
Faut bronzer pendant les vacances.

Faut du forfait faut du forfait,
Faudrait de l’herbe dans les tabacs,
La salle de sport sur des machines,
Faut s’essouffler faut s’entraîner.

J’me ballade dans les grandes surfaces,
J’ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires,
Et des conneries illimitées,

J’me ballade dans les grandes surfaces,
J’ai pas assez mais faut payer,
Je cours au gré des accessoires,
Et des conneries illimitées."

et pour finir, le vidéo clip :








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Published by francisco65 - dans Damien Saez
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:51

Une vision de la France en 1986 (album : "Debout la d'dans!") par le groupe MAP (Ministère des Affaires Populaires)



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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:28

Un extrait de l'album "Du simple au néant" des Ogres de Barback (2007).

Des soucis de la France avec son histoire coloniale et le racisme ...  (avec la participation de Magyd Serfi)




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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:17

Une analyse de la France, et de ceux qui y vivent, en 1975. Toujours d'actualité, non?



"Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants."

Une analyse de ce texte au lien suivant : link
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:31

Quand Serge Gainsbourg a adapté la marseillaise à la mode reggae, pour lui redonner son vrai sens, cela a fait scandale!

La première vidéo est célèbre, elle se déroule à Strabourg, lieu d'un concert prévu pour Gainsbourg. Mais sous la pression locale (alertes à la bombe, forces de police en masse, présence de paras d'extrème droite dans la salle qui s'étaient juré de faire reculer le chanteur à la tête de chou, ...),  les musiciens Jamaïquains ont pris peur et n'ont pas voulu se produire ce soir là. Gainsbourg sera géant et les paras devront se lever et respecter la marseillaise qu'il va entonner avec toute la salle a capella ...



Une vidéo avec l'adaptation originale de la marseillaise : "Aux armes et caetera"  et une interview de Gainsbourg à propos de cette chanson:

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