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  • : Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • Le cinquième soleil ... c'est pour quand ? des chansons engagées pour la lutte ...
  • : L'alternance en 2012 : ratée pour le moment !! Et si une vraie alternance pouvait encore se construire sur les bases d'un nouveau monde? on peut rêver et lutter un peu pour ça, non? Des chansons engagées d'hier et d'aujourd'hui, des billets d'humeur peut être, des liens à consulter ... Ici pas de blabla mais du son! N'hésitez pas à me laisser vos propositions de titres et d'artistes!
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Des chansons engagées ...

 

Des chansons engagées !

Un petit voyage dans l'univers des chansons dites engagées, des chansons d'hier et d'aujourd'hui, de tous les styles.

Des témoignages, des cris du coeur, des messages ...

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout les textes évoqués ici mais il existe des milliers de blogs pour débattre sur des idées, j'espère juste qu'un jour quelqu'un passera ici et découvrira un auteur, un texte, et que sa vision des choses en sera un peu changée! Parce que les chansons sans être un art changent parfois une vie, font couler une larme, ou provoquent une émotion... et nous accompagnent lors de nos luttes ! 


Pour en savoir un peu plus sur l'esprit de ce blog, je vous invite à écouter ces deux textes de Keny Arkana (le cinquième soleil : et si tout était encore possible pour 2012 ... Keny Arkana, cinquième soleil  et la rage : Keny Arkana : La rage )

Bonnes luttes à vous et bon voyage dans ce blog!


Vous pouvez me retrouver sous facebook au profil suivant :


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:06

Après l'appel au respect des origines et des différences dans "Salut à toi" (lien :   ) , un appel à lutter contre le front national. Plus jamais de front national à 20 % ... le résultat des dernières élections (régionales) nous a montré que c'était encore possible malheureusement! La lutte doit donc continuer! 

 

 

"Porcherie
Porcherie
Porcherie
Porcherie

Le monde est une vraie porcherie
Les hommes se comportent comm'des porcs
De l'élevage en batterie
A des milliers de tonnes de morts

Porcherie, porcherie
Porcherie, porcherie

Nous sommes à l'heure des fanatiques
Folie oppression scientifique
Nous sommes dans un état de jungle
Et partout c'est la loi du flingue

Porcherie, porcherie
Porcherie, porcherie

Prostitution organisée
Putréfaction gerbe et nausée
Le Tiers-Monde crève les porcs s'empiffrent
La tension monte, les GI griffent

Porcherie, porcherie
Porcherie, porcherie

Massacrés dans les abattoirs
Brûlés dans les laboratoires
Parqués dans des citées-dortoir
Prisonnier derrière ton parloir

Porcherie, porcherie
Porcherie, porcherie

Et au Chili les suspects cuisent
Dans les fours du gouvernement
En Europe les rebelles croupissent
Dans les bunkers de l'isolement

Porcherie !!
Porcherie !!

Un homme qui éclate en morceaux
Dynamité par des bourreaux
Des singes conduits à la démence
Beethov' devient ultra-violence

Porcherie !!
Porcherie !!

D'un côté l'système monétaire
De l'autre l'ombre militaire
Tout fini en règlement d'compte
A coup de schlagues le sang inonde

Porcherie, porcherie
Porcherie, porcherie

Flics armée
Porcherie

Apartheid
Porcherie

DST
Porcherie

Et l'enculé de gros Le Pen
Porcherie

Allez levez les doigts, levez les doigts, tous les doigts !!
Alors on vous fait confiance plus jamais de 20% plus jamais !!
Nous serons toujours contre !!
C'est ça le mouvement de la jeunesse, le mouvement de la jeunesse
Alors à toutes les manifestations nazi soyez la, soyez présent et empêchez les !!!
Car nous sommes noirs, nous sommes blancs, nous sommes jaunes et ensemble, nous sommes de la dy-na-mite !!!!

1, 2, 1, 2, 3, 4 !!!

La Jeunesse emmerde le Front National! (X9)
La Jeunesse emmerde tous les Nazis

Jeunesse française, jeunesse immigrée, solidarité!

La jeunesse emmerde le Front National! "

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:17

Bérurier Noir en live à l'olympia.

 

Salut à toi!
Salut à toi ô mon frère
Salut à toi peuple khmer
Salut à toi l'Algérien
Salut à toi le Tunisien
Salut à toi Bangladesh
Salut à toi peuple grec
Salut à toi petit Indien
Salut à toi punk iranien

Salut à toi rebelle afghan
Salut à toi le dissident
Salut à toi le Chilien
Salut à toi le p'tit Malien
Salut à toi le Mohican
Salut à toi peuple gitan
Salut à toi l'Ethiopien
Salut à toi le tchadien

Salut à vous les Partisans
Salut à toi "cholie all'mante"
Salut à toi le Vietnamien
Salut à toi le Cambodgien
Salut à toi le Japonais
Salut à toi l'Thaïlandais
Salut à toi le Laotien
Salut à toi le Coréen

Salut à toi le Polonais
Salut à toi l'Irlandais
Salut à toi l'Européen
Salut à toi le Mongolien
Salut à toi le Hollandais
Salut à toi le Portugais
Salut à toi le Mexicain
Salut à toi le marocain

Salut à toi le Libanais
Salut à toi l'Pakinstanais
Salut à toi le Philippin
Salut à toi l'Jamaïcan
Salut à toi le Guyanais
Salut à toi le Togolais
Salut à toi le Guinéen
Salut à toi le Guadeloupéen

Salut à toi le Congolais
Salut à toi le Sénégalais
Salut à toi l'Afro-cubain
Salut à toi l'Porto-ricain
Salut à toi la Haute Volta
Salut à toi le Nigéria
Salut à toi le Gaboni
Salut à toi le vieux chtimi

Salut à toi Che Guevara
Salut aux comités d'soldats
Salut à tous les hommes libres
Salut à tous les apatrides
Salut à toi la Bertaga
Salut aussi à la Banda
Salut à toi punk anarchiste
Salut à toi skin communiste

Salut à toi le Libéria
Salut à toi le Sri Lanka
Salut à toi le sandiniste
Salut à toi l'unijambiste
Salut l'mouv'ment des Jeunes Arabes
Salut à toi Guatemala
Salut l'P4 du contingent
Salut à toi le Shotokan

Salut à toi peuple Kanak
Salut à toi l'tchécoslovaque
Salut à tous les p'tits dragons
Salut à toi qui est keupon
Salut à toi jeune Malgache
Salut à toi le peuple basque
Salut à toi qu'est au violon
Salut à toi et mort aux cons

Salut à toi le Yougoslave
Salut à toi le voyou slave
Salut à toi le Salvador
Salut à toi le Molodoï
Salut à toi le Chinois
Salut à toi le Zaïrois
Salut à toi l'Espagnol
Salut à toi le Ravachol

Salut à toi le Hongrois
Salut à toi l'iroquois
Salut aussi à tous les gosses
Des îles Maudites jusqu'à l'Ecosse
Salut à vous tous les zazous
Salut à la jeune garde rouge
Salut à toi le peuple corse
Salut aux filles du Crazy Horse

Salut à toi la vache qui rit
Salut à Laurel et Hardy
Salut à toi peuple nomade
Salut à tous les "camawades"
Salut à toutes les mères qui gueulent
Salut aussi à Yul Brunner
Salut à toi l'handicapé
Salut Jeunesse du monde entier

Salut à toi le dromadaire
Salut à toi Tonton Albert
Salut à toi qu'est à la masse
Salut aussi à Fantomas
Salut à toi Roger des près
Salut à toi l'endimanché
Salut à tous les paysans
Salut aussi à Rantanplan
La version "Ogres de Barback" de "Salut à toi.
Cette chanson a bien entendu été reprise et adaptée pour de multiples causes. En voici un exemple avec un titre en hommage des intermittents du spectacle. Une occasion de découvrir le groupe Kiemsa (merci Bourrin!).
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 20:47

Un extrait du nouvel album de Damien Saez : Les anarchitectures (album "J'accuse" - Mars 2010).

 

 

 

 

Les paroles :

 

Aux agneaux égarés au loin
au chant du coq dans le lointain
à l'orée des grands champs de blé
humanité les poings liés
scotché à la lisière du bois
petit poucet cherche pourquoi
ses parents ont capitulé
aux grands vents de communicants
de tous nos temples les églises n'ont plus de grandes cathédrales
au temps des anarchitectures
et des lance-pierre contre les murs
les sacs de billes ont pris le large
et les amours au coin des grives
toutes ces choses d'autrefois
putain je ne vois plus la rive

puisqu'il faut accepter du temps
l'évolution toujours plus bas
au vulgaire des concessionnaires
des libertés pour nos enfants
il sera équipé c'est sûr
pour parler à la Terre entière
mais n'aura rien à dire bien sûr
que ce qu'il voit sur les écrans
certains les plus bourgeois toujours
sauront savoir garder leurs plumes
quand le peuple verra ses ailes
blessées sous les coups de l'enclume

c'est fini le temps des instruits
le temps des populaires aussi
fini le temps des littéraires
au-dessus des comptes bancaires
et des lilas dans les bouquets
oublié le temps des muguets
je ne vois que les chrysanthèmes
des orthographes
dans les poèmes
finies les latines les racines
au bon dos les origines
finie la parole sacrée
bonjour la parole aux plus cons
finis les bons dieux ni maître
l'heure est au client du paraître
fini le temps de nos jeunesses
fini le chant des rossignols
fini salut à toi mon frère
l'heure est aux champs des électrons
abonnez-vous peuple de cons

Par satellites à d’autres cons
au libre échange du néant
à chacun son bon mot bien sûr
c'est la liberté d'être con
la liberté
d'être ignorant
tous égaux dans le carnaval
je sais mon ami ça fait mal
c'est la liberté d'expression
c'est la liberté d'expression
pour clamer à tous les faubourgs
surtout à tous les râteliers
nos faiblesses et puis nos discours
sur nos tristes identités

salut toi mon frère de faubourg
salut à toi le Bérurier
je ne vois rien aux alentours
que des tristesses à bon marché
salut à toi frère de banlieue
toi qu'on voudrait laisser pourrir
dans le ghetto des consommant
dans le ghetto des illettrés
salut à toi femme au combat
toi dont la lutte à pris la rouille
comment te dire mais de nos jours
les féminismes manquent de couilles

salut toi mon étoile au loin
l'illuminé de nos chemins
s'éclairera bientôt je sais
si l'on n’en perd pas le parfum
vigilance à tous nos esprits
et feu de tous les journalismes
puisque toujours il faut combattre
des nouveaux temples
les fascismes

 

Au cours de l'émission "Ce soir ou jamais" sur France 3, Damien Saez invité à propos de la polémique liée à la censure de son affiche (déjà traitée ici, voir lien suivant : J'accuse - Damien Saez (paroles, affiche censurée et vidéo clip officiel)    ), a déclamé ce titre, voir la vidéo ci dessous :

 

 



Dans le texte "Les anarchitectures", Saez fait référence en particulier aux "Bérurier Noir" et à leur titre "Salut à toi" que vous pourrez retrouver dans l'article suivant (voir lien  :   Salut à toi - Bérurier noir - Paroles et vidéos   ).

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Published by francisco65 - dans Damien Saez
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:12

Au hasard de me pérégrinations sur le net, je suis tombé sur ce titre des "Bruit qui court" : Les gens biens.

Une critique de la loi sur la prévention de la délinquance de 2007.

Attention à la délation, attention aux fichiers ... résistez!





"L’oppression ne se cache plus

Et tant mieux si on enferme, si on exclut

Ils sont des millions à rêver de barbelés

A soutenir l’Etat qui assassine pour leur sécurité

La France rêve de prisons

Et pour ses enfants des maisons de correction

Un fichage organisé

Tenu par les gens biens qui n’ont rien à cacher

Tenu par les gens biens qui n’ont rien à cacher

L’oppression aujourd’hui c’est leur loi

Qui organise les expulsions dans le silence des médias

Nous sommes trop peu de résistants

Alors que le fascisme est ici

Le fascisme c’est maintenant

Les gens biens fichent les étrangers

Ils fichent les malades

Ils fichent les syndiqués

Ils fichent les homos

Ils fichent les communistes

Aujourd’hui un mec qui lutte, pour eux c’est un terroriste

Aujourd’hui un mec qui lutte, pour eux c’est un terroriste

L’oppression aujourd’hui c’est leur  loi

Qui organise les expulsions dans le silence des médias

Nous sommes trop peu de résistants

Alors que le fascisme est ici

Le fascisme c’est maintenant

Les gens biens fichent les étrangers

Ils fichent les malades

Ils fichent les syndiqués

Ils fichent les homos

Ils fichent les communistes

Aujourd’hui un mec qui lutte, pour eux c’est un terroriste

Aujourd’hui un mec qui lutte, pour eux c’est un terroriste"

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 18:10

Un petit plongeon dans l'univers d'Hubert Félix Thiéfaire, un extrait récent et peu connu de sa discographie, "Annihilation" de l'album "Séquelles" (2009). Plus de 8 minutes de pur régal.



Annihilation

Qu'en est-il de ces heures troubles et désabusées

Où les dieux impuissants fixent la voie lactée ?

Où les diet nazi(e)s s'installent au Pentagone

Où Marilyn revêt son treillis d'Antigone ?

On n'en finit jamais de r'faire la même chanson

Avec les mêmes discours les mêmes connotations

On n'en finit jamais de rejouer Guignol

Chez les Torquemada chez les Savonarole

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Lassé de grimacer sur l'écran des vigiles

Je revisite l'Enfer de Dante et de Virgile

Je chante des cantiques mécaniques et barbares

A des poupées Barbie barbouillées de brouillard

C'est l'heure où les esprits dansent le pogo nuptial

L'heure où les vieux kapos changent ma pile corticale

C'est l'heure où les morts pleurent sous leur dalle de granit

Lorsque leur double astral percute un satellite

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

Crucifixion avec la Vierge et dix-sept saints

Fra Angelico met des larmes dans mon vin

La piété phagocyte mes prières et mes gammes

Quand les tarots s'éclairent sur la treizième lame

On meurt tous de stupeur et de bonheur tragique

Au coeur de nos centrales de rêves analgésiques

On joue les trapézistes de l'antimatière

Cherchant des étoiles noires au fond de nos déserts

 

 Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Je dérègle mes sens et j'affûte ma schizo

Vous est un autre je et j'aime jouer mélo

Anéantissement tranquille et délicieux

Dans un décor d'absinthe aux tableaux véroleux

Memento remember je tremble et me souviens

Des moments familiers des labos clandestins

Où le vieil alchimiste me répétait tout bas :

« Si tu veux pas noircir, tu ne blanchiras pas »

 

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

 

 Je calcule mes efforts et mesure la distance

Qui me reste à blêmir avant ma transhumance

Je fais des inventaires dans mon Pandémonium

Cerveau sous cellophane coeur dans l'aluminium

J'écoute la nuit danser derrière les persiennes

Les grillons résonner dans ma mémoire indienne

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

J'attends le zippo du diable pour cramer

La toile d'araignée où mon âme est piégée

 

 Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête

Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Qui donc ?

 

Hubert-Félix THIEFAINE

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 17:21

Un appel à grève Mardi 23 Mars. L'occasion de se demander si un jour la rue dira ... non!

A tout moment la rue, un extrait de l'album "A tout moment" d'Eiffel (2009)



« A chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C'est dans l'air comme un chant qui s'étrangle
Que d'un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon
A tout moment la rue peut aussi dire non

C'est un pincement de lèvres
Et la peur qui perle d'un front
La faune et la flore à cran en haillons
Et l'éclat de nos palpitants
Dans l'ombre du marteau pilon
A tout moment la rue peut aussi dire non


Non comme un oui
Aux arbres chevelus
A tout ce qui nous lie
Quand la nuit remue
Aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple rêve
A tout moment la rue peut aussi dire...

Et si quelques points noirs
En cols blancs poivrent nos cieux
D'ondes occultes en tubes longs et creux
A bien compter le monde
Est 10 fois plus nombreux
Que ces trois cent familles qui sur la rue ont pignon
A tout moment elle peut aussi dire non

Comme un oui
Aux arbres chevelus
A tout ce qui nous lie
Quand la nuit remue
Aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple rêve il aime
Disposer de lui même


Non comme un oui
Aux arbres chevelus
A toutes ces nuits qui nous lient
Et même si elles ont trop bu
C'est aux astres et aux Déesses
Qui peuplent nos rêves
Et quand le peuple crève
A tout moment la rue peut aussi dire...

A chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C'est dans l'air comme un chant qui s'étrangle
Que d'un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon

A tout moment elle peut aussi dire non »
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 14:13

Une chanson critique (en 1980)  vis à vis de l'expression de Georges Marchais (ex premier secrétaire du parti communiste français) :  " un bilan globalement positif "  (à propos du communisme dans le monde et en URSS en particulier). Jean Ferrat est toujours resté un homme libre vis à vis du parti communiste ...  et est resté fidèle à son idéal socialiste.

Le bilan

Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d'Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l'histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calmniateurs de la révolution

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d'appeler des erreurs
Une erreur c'est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d'un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J'en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



Mais quand j'entends parler de "bilan" positif
Je ne peux m'empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C'est à eux qu'il faudrait demander leur avis
N'exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui



C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d'un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 11:01

Un retour sur "La commune" de Paris (1871).



La Commune

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levèrent pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément

C'étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C'étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C'étaient des forgerons
Devenus des moblots

Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément

Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C'étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l'avenir
Aux pavés de la ville
C'étaient des forgerons
Devenus des héros

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s'éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:53

Un coup de projecteur sur le mouvement révolutionnaire qui éclata en russie en 1905 de façon spontanée et en particulier à la mutinerie des marins du Potemkine qui eut lieu à la même période en rade d'Odessa.





Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le coeur d'un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t'imagine
Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C'est mon frère qu'on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j'aime la marine
Potemkine

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:38

Quand des artistes osaient attaquer de front des éditorialistes politiques dans leurs chansons ... Ici c'est Jean d'Ormesson qui est attaqué pour sa vision du colonialisme et de la guerre d'indochine en particulier.

 

Un air de liberté

Les guerres du mensonge les guerres coloniales
C'est vous et vos pareils qui en êtes tuteurs
Quand vous les approuviez à longueur de journal
Votre plume signait trente années de malheur

La terre n'aime pas le sang ni les ordures
Agrippa d'Aubigné le disait en son temps
Votre cause déjà sentait la pourriture
Et c'est ce fumet-là que vous trouvez plaisant

Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh

Allongés sur les rails nous arrêtions les trains
Pour vous et vos pareils nous étions la vermine
Sur qui vos policiers pouvaient taper sans frein
Mais les rues résonnaient de paix en Indochine

Nous disions que la guerre était perdue d'avance
Et cent mille Français allaient mourir en vain
Contre un peuple luttant pour son indépendance
Oui vous avez un peu de ce sang sur les mains

Ah monsieur d'Ormesson
Vous osez déclarer
Qu'un air de liberté
Flottait sur Saïgon
Avant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh

Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam
Quand le canon se tait vous vous continuez

Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet

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